D’un point de vue bouddhiste on considère qu’il y a trois types de souffrance :
1. la souffrance physique :
Toute sensation physique désagréable. Elle est plus amenée par la naissance, la maladie, la vieillesse, la mort. Il est non seulement possible d’accepter la souffrance de la maladie, même mortelle. mais elle nous donne aussi l’occasion de nous éveiller à la vérité de la condition humaine.
2. la souffrance mentale :
Elle est liée à l’impermanence. Elle apparaît quand on est séparé de ce(ux) qu’on aime et ou qu’on doit supporter ce(ux) qu’on n’aime pas.
3. la souffrance principale :
Elle est due à l’aspect éphémère des phénomènes, rien n’existe en soi, tout est interdépendant et impermanent, nous y compris.
Toute votre vie est soumise à ces conditions (la maladie, la mort, la frustration…) c’est pourquoi on dit dans le bouddhisme que « toute vie est souffrance ». Mais ces conditions ne sont pas mauvaises en soi, elles sont la vie, dans le bouddhisme on y rajouter un « d » : Elles sont viDe.
La cause fondamentale de la souffrance est que nous sommes avidement liés aux « objets » (au sens psychanalytique) de nos désirs (conditions, amis, parents, enseignants, bouddhisme zen, idéal politique, etc…). Vivre avec ces objets du désir fait partie de notre condition d’être sensible. On ne peut donc ni leur échapper, ni les nier.
Dainin Katagiri dit qu’
« à l’extrême pointe de la vie humaine on trouve toujours une vague souffrance inconsolable, un sentiment d’insatisfaction. Il est très difficile de se libérer de cette souffrance, de cette lamentation intérieure et silencieuse, toujours présente. C’est pour cela que le Bouddha a dit que la vie était caractérisée par la souffrance.
Le bouddhisme nous enseigne qu’il faut passer par cette souffrance profonde et être touché jusqu’au cœur. »
Quand l’esprit est agité, dispersé on ne se rend pas compte des fondements de cette souffrance. Mais en pratiquant profondément la méditation bouddhiste on peut faire l’expérience de cette souffrance désespérée et devenir consciemment & pleinement humain sans crainte.

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