Le zen s’exprime à travers les actes de la gentillesse les plus simples.
David Brazier
[Avant la méditation] Les chaussures sont soigneusement rangées à l’entrée. On enlève également ses chaussettes. On prend soin d’avoir des vêtements amples et de couleur neutre. On évite les bijoux et les parfums. La propreté est indispensable.
[Entrer dans la salle et saluer] En entrant dans la salle, on s’incline les mains jointes (gasshô). On marche tranquillement jusqu’à sa place en se déplaçant autour de la pièce dans le sens des aiguilles d’une montre en gardant les mains en shashu. Dans cette position, la main gauche est refermée sur le pouce et forme un poing, la main droite recouvre la main gauche, les deux mains sont placées contre le sternum, le dos de la main droite tourné vers l’extérieur. Arrivé à sa place, on s’incline les mains jointes devant son coussin (zafu). Les personnes déjà assises à droite ou à gauche s’inclinent également. Puis on se tourne par la droite et on s’incline une nouvelle fois, en signe de respect, devant les autres participants.
[Le début de la méditation] On s’assied et on arrange ses vêtements. On harmonise son souffle en prenant deux ou trois longues respirations : on expire doucement par la bouche et on inspire par le nez. On balance ensuite son corps de droite et de gauche plusieurs fois avec des mouvements d’amplitude décroissante. On salue les mains jointes et on s’installe immédiatement en méditation. La cloche est sonnée trois fois pour marquer formellement le début de la méditation.
[Durant la méditation] Pendant toute la méditation, on reste aussi tranquille que possible. Il est possible de changer de position si la posture devient trop difficile, mais en prenant soin de le faire le plus silencieusement possible. On respire tranquillement sans faire de bruit, sans modifier la respiration.
[La fin de la méditation] À la fin de la période de méditation assise, la cloche est sonnée une fois (deux fois lorsqu’elle est suivie d’une période de méditation marchée). On s’incline alors les mains jointes puis on se balance de gauche et de droite avec des mouvements d’amplitude croissante. On respire tranquillement une ou deux fois. On déplie ses jambes et on se lève le plus tranquillement possible. On arrange son coussin. On s’incline devant son coussin puis, en tournant par la droite, devant tous les participants. On quitte la salle de méditation en s’inclinant les mains jointes.
[La méditation marchée] Certaines méditations comportent deux périodes de méditation assise suivies de deux périodes de méditation marchée. A la fin de l’assise, la cloche est sonnée deux fois et marque le début de la méditation marchée (kinhin), une marche lente qui évite l’engourdissement des jambes. Après avoir salué, on se place en file indienne dans le sens des aiguilles d’une montre. Les mains sont en position isshu : la main gauche est refermée sur le pouce et forme un poing, la main droite recouvre la main gauche, le tout posé délicatement contre la base du sternum, le dos de la main droite tourné vers le haut. Les avant-bras forment une ligne horizontale.
On attend quelques instants puis on avance d’abord le pied droit. On marche au rythme de la respiration, un pas par respiration. Pendant l’expiration, on déporte le poids du corps sur la jambe avant, la jambe arrière restant détendue. A l’inspiration, on passe la jambe arrière devant. La marche est naturelle, mais reste de faible amplitude, le pied arrière se trouvant toujours à mi-hauteur du pied avant. Le talon du pied arrière n’est pas décollé du sol. On règle son pas sur celui du responsable de la méditation afin de maintenir la même distance avec les personnes qui précèdent et qui suivent.
Pendant la marche, on peut entrer et sortir de la salle de méditation. Après dix minutes, la cloche est sonnée une fois pour marquer la fin de la période. On ramène alors les deux pieds, on s’incline délicatement, on pose les mains en shashu et on revient à sa place en marchant d’un pas naturel autour de la pièce. En passant devant le responsable de la méditation, on s’incline légèrement sans s’arrêter.
[Le responsable de la méditation] Un responsable (jikidô) guide chaque méditation. Il sonne la cloche et supervise le bon déroulement de la méditation. Il s’agit d’un interlocuteur privilégié pour toute question d’ordre pratique.
(Tiré d’un texte de Eric Rommeluère)
Lire aussi sur le blog:
