Un Zen Occidental Nantes

La chaîne des pensées en zazen

Zazen !

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Lorsque nous sommes en méditation, les pensées peuvent nous assaillir et prendre une importance trop grande. Il existe des techniques pour apaiser notre esprit, par exemple Décompter nos respirations, ou encore concentrer l’esprit sur le bout du nez.

Ces techniques ne sont que des moyens habiles pour entrer dans la médiation, ils ne sont pas la méditation même. Dans le zen la médiation est « juste s’asseoir » (shikantaza) il suffit d’un coussin rond (zafu) dans un lieu ni trop clair ni trop sombre, ni trop chaud ni trop froid.

La ronde des pensées est tout à fait normale, lorsqu’on rentre en méditation.  Suivre cette ronde est, par contre une erreur, qui nous empêchera de toucher la réalité de la méditation.
Lorsque nous suivons nos pensées le corps a tendance à se raidir et la rigidité n’est pas zazen. Zazen c’est être plein de vie, plein d’énergie.

Il ne faut pas lâcher le mouvement pour rechercher la tranquillité. Il faut au contraire rechercher la tranquillité au sein du mouvement. Dans le mouvement même, il y a une éternelle tranquillité. Mouvement et tranquillité n’ont jamais été séparés.

Seng-Chao

Zazen nous permet de nous rendre compte que c’est nous qui fabriquons l’enchaînement des pensées, comme une sorte de BD qui relie les images une à une et ne nous permet pas de goûter à l’immense liberté. Dès lors que nous nous rendons compte de ce film intérieur qui nous enchaîne, nous pouvons laisser les pensées vivre leur propre histoire sans nous y attacher.

En effet, lorsque la pensée de quelque chose apparaît, si l’esprit ne s’y attache pas, rien ne pourra se former. par exemple    si la pensée A (la fleur)  n’est pas aussitôt suivie par la pensée B (elle est belle), il ne pourra se former aucune signification AB  (la fleur est belle). Le signifiant A étant B (belle fleur) ne pourra d’ailleurs pas non plus se former. Donc même si la pensée A apparaît, tant qu’elle n’est pas poursuivie, A se manifeste avant toute séquence significative. Cela n’est pas mesurable en terme de sens et disparaîtra lorsque le flux de la conscience suivra son cours.

Kôshô Uchiyama

pour trouver la tranquillité dans le mouvement et briser cette chaîne des pensées il faut revenir constamment à la posture. Cette posture si simple, mais en même temps si compliquée  à maintenir. Gudo Nishijima insistait particulièrement sur ce point, ainsi que sur  la verticalité de la posture.

Assis en zazen nous devons viser à tenir la posture correcte, alors même qu’il n’y a aucun but à atteindre. En tout cas, celui qui pratique zazen ne sait jamais s’il a atteint son objectif, ou pas.

Kôshô Uchiyama

 

Les mains jointes

 Henri

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