Rentrer dans le cadre pour en sortir !

Lors des retraites, ou des journées de pratique un cadre nous est donné. Durant cette période nous vivons comme des moines dans un temple. Ces règles de vie qui nous sont proposées peuvent être vécues comme des contraintes. Le but n’est pas de contraindre, mais bien au contraire de permettre une pratique harmonieuse du dharma de tout le sangha.

Rentrer dans un cadre ne veut pas dire privation de liberté, bien au contraire. Lorsque nous acceptons, sans nous poser de questions, les règles de vie d’une retraite zen notre pratique débouche sur une grande liberté. L’alchimie de la vie d’un groupe nécessite un abandon du petit soi par chacun. C’est indispensable pour toucher la grandeur.

la pratique du dharma peut devenir vraie lorsque notre égo accepte de lâcher. Malheureusement cet égo, si omniprésent, nous empêche chaque jour d’accepter, d’intégrer ce qui se présente à nous lors de l’assise.

Il en est de même dans notre quotidien. La nécessité d’avoir des balises dans notre vie est bien réelle. Plus nous acceptons de rentrer dans le cadre, plus nous pouvons ressentir que nous nous en échappons intérieurement. Le cadre accepté n’est plus une contrainte. Une expression zen illustre ce fait : « Le fond du seau à craqué ».  C’est à dire que nous acceptons tout ce qui vient à nous ,  Les questionnements, les émotions sans aucune réticence due à notre égo qui se bat pour nous faire souffrir. Faire craquer le fond du seau signifie que plus rien ne peut nous encombrer. Nous passons alors au-delà de nos empêchements, de nos questionnements et nous pouvons toucher l’inconcevable liberté, l’inconcevable grandeur.

Les mains jointes

Sceau Anshu 70 pxAnshu-Henri

 

Je remercie Sabine TIMOTEO qui m’a inspiré pour la rédaction de cet article. Elle parle très bien des cadres dans le film Zen For Nothing  tourné lors de son séjour à Antaiji. Voici ci-dessous ce passage, malheureusement en anglais.

Le film entier a été diffusé en français sur ARTE en Novembre 2017

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