Les trois trésors

Le Bouddhisme révère traditionnellement les trois «trésors» : le Bouddha, le Dharma, et le Sangha. :
  • Bouddha
    Bouddha fait référence au Bouddha Gautama, le fondateur du Bouddhisme. Il est né aux environs de l’année 463 avant notre ère, à la frontière de ce qui est aujourd’hui le Népal et l’Inde, fils d’un roi du clan des Çakya. Lorsqu’il avait 29 ans, il quitta le palais pour partir à la recherche du sens de la vie, et après de nombreuses années, alors qu’il avait 35 ou 36 ans, après avoir adopté une méthode simple de pratique physique qui équilibrait son corps et son esprit, il découvrit ce qu’il cherchait : que le monde n’existe qu’ici et maintenant, et que l’univers est splendide tel qu’il est.
    Pendant de nombreuses années, il enseigna à ses disciples cette pratique simple et ce qu’elle signifiait en tant que vérité essentielle que devraient connaître tous les êtres humains. Le Bouddha Gautama n’était pas un dieu, mais un homme. Et il a enseigné que nous pouvons tous revenir à notre état originel, qui est serein et paisible. Ses enseignements ne sont pas spirituels mais essentiellement humanistes ; grâce à cette simple pratique, nous pouvons tous atteindre notre perfection en tant qu’êtres humains.
  • Dharma
    Dharma fait référence autant aux enseignements du Bouddha Gautama qu’à la simple réalité ou vérité qui existe devant nous. Le Bouddha Gautama enseignait que le monde réel dans lequel nous existons en cet instant, n’est pas identique à nos pensées à son sujet, et pas identique non plus aux perceptions que nous en avons.
    Il dit que le monde réel auquel il s’était éveillé est différent de l’image abstraite que nous en avons, que nous trimballons partout et à laquelle nous nous référons constamment. Et il appela Dharma cette expérience réelle de «ce qui est ici et maintenant» : réalité ou vérité.

Méditation Zen

  • Sangha
    Le Bouddha Gautama a organisé ses disciples en moines, nonnes et laïcs des deux sexes, et cette structure a été perpétuée jusqu’à nos jours. Nous l’appelons le Sangha. C’est la famille bouddhiste.

 

Extrait de : Introduction au Bouddhisme et à la Pratique de Zazen de Gudô Nishijima Rôshi (1919 – 2014)

 

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La chaîne des pensées en zazen

Lorsque nous sommes en méditation, les pensées peuvent nous assaillir et prendre une importance trop grande. Il existe des techniques pour apaiser notre esprit, par exemple Décompter nos respirations, ou encore concentrer l’esprit sur le bout du nez.

Ces techniques ne sont que des moyens habiles pour entrer dans la médiation, ils ne sont pas la méditation même. Dans le zen la médiation est « juste s’asseoir » (shikantaza) il suffit d’un coussin rond (zafu) dans un lieu ni trop clair ni trop sombre, ni trop chaud ni trop froid.

La ronde des pensées est tout à fait normale, lorsqu’on rentre en méditation.  Suivre cette ronde est, par contre une erreur, qui nous empêchera de toucher la réalité de la méditation.
Lorsque nous suivons nos pensées le corps a tendance à se raidir et la rigidité n’est pas zazen. Zazen c’est être plein de vie, plein d’énergie.

Il ne faut pas lâcher le mouvement pour rechercher la tranquillité. Il faut au contraire rechercher la tranquillité au sein du mouvement. Dans le mouvement même, il y a une éternelle tranquillité. Mouvement et tranquillité n’ont jamais été séparés.

Seng-Chao

Zazen nous permet de nous rendre compte que c’est nous qui fabriquons l’enchaînement des pensées, comme une sorte de BD qui relie les images une à une et ne nous permet pas de goûter à l’immense liberté. Dès lors que nous nous rendons compte de ce film intérieur qui nous enchaîne, nous pouvons laisser les pensées vivre leur propre histoire sans nous y attacher.

En effet, lorsque la pensée de quelque chose apparaît, si l’esprit ne s’y attache pas, rien ne pourra se former. par exemple    si la pensée A (la fleur)  n’est pas aussitôt suivie par la pensée B (elle est belle), il ne pourra se former aucune signification AB  (la fleur est belle). Le signifiant A étant B (belle fleur) ne pourra d’ailleurs pas non plus se former. Donc même si la pensée A apparaît, tant qu’elle n’est pas poursuivie, A se manifeste avant toute séquence significative. Cela n’est pas mesurable en terme de sens et disparaîtra lorsque le flux de la conscience suivra son cours.

Kôshô Uchiyama

pour trouver la tranquillité dans le mouvement et briser cette chaîne des pensées il faut revenir constamment à la posture. Cette posture si simple, mais en même temps si compliquée  à maintenir. Gudo Nishijima insistait particulièrement sur ce point, ainsi que sur  la verticalité de la posture.

Assis en zazen nous devons viser à tenir la posture correcte, alors même qu’il n’y a aucun but à atteindre. En tout cas, celui qui pratique zazen ne sait jamais s’il a atteint son objectif, ou pas.

Kôshô Uchiyama

 

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Seulement s’asseoir

« Shikantaza » signifie : Seulement s’asseoir… C’est toute la simplicité et la difficulté du Zen. Il n’ y a rien de plus simple en effet que de s’asseoir, nous savons tous le faire……… sur une chaise. Mais s’asseoir pour pratiquer la méditation c’est autre chose.
Eric Rommeluère sur le site un Zen Occidental donne ce koan pour ceux qui ne peuvent expérimenter la méditation zen :

« Sous l’arbre on pose le coussin, sur le coussin on pose le corps, sur le corps on pose l’esprit, mais sur l’esprit que pose-t-on ? »

Jiun Eric Rommeluère

Pour bien s’asseoir il est indispensable d’avoir une bonne posture. La colonne vertébrale doit être droite, le menton dans l’axe du nombril est légèrement rentré, ce qui a pour effet d’étirer la nuque. Le bassin est légèrement basculé vers l’avant et les genoux poussent le sol.

Cette attention à la bonne posture permet au corps de participer en entier à la méditation. Le corps et l’esprit deviennent petit à petit non duels. Il est possible d’observer ce corps/esprit qui est le nôtre, progressivement on sent les transformations qui se produisent en nous et on en arrive à examiner notre moi profond.
Malgré cela rester assis durant 30 ou 45 minutes face au mur peut paraître horriblement long. Il peut parfois être nécessaire d’avoir recours à des techniques simples pour « faciliter» le zazen. On peut par exemple compter les cycles de respiration par groupe de 10, rapidement on est amené à une méditation profonde et à ne plus utiliser cette technique.
Dans notre société actuelle la méditation, vu de l’extérieur, est une perte de temps… Et pourtant tout ceux qui ont expérimenté zazen savent bien qu’il n’en est rien. La méditation échappe aux mots, elle se situe à un autre niveau indéfinissable, il faut donc pratiquer pour pouvoir « ressentir » ce qu’est zazen.

illustration : Japanese buddhist monk by Arashiyama

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Journée zen – Nantes – 14 octobre 2017

Le Jardin de la Vision Pure fait venir Jiun  Eric Rommeluère le 14 Octobre 2017 pour une journée de méditation. Cette journée aura lieu à la Maison de l’Eveil 106 rue Gambetta à Nantes.

Au programme de cette journée :

– 8 h 30 – 8 h 45 : ouverture des portes, accueil
– 8 h 50 – 9 h 00 : cérémonie d’ouverture de la journée

– 9 h 00 – 9 h 30 : méditation assise (zazen)
– 9 h 30 – 9 h 40 : méditation marchée (kinhin)
– 9 h 40 – 10 h 10 : méditation assise
– 10 h 10 – 10 h 20 : méditation marchée
– 10 h 20 – 10 h 50 méditation assise
– 10 h 50 – 11 h 00 : méditation marchée

– 11 h 00 – 12 h 15 : enseignement
– 12 h 30 – 13 h 45 : préparation déjeuner, déjeuner

– 14 h 00 – 14 h 30 : méditation assise
– 14 h 30 – 14 h 40 : méditation marchée
– 14 h 40 – 15 h 10 : méditation assise
– 15 h 10 – 15 h 20 : méditation marchée
– 15 h 30 – 17 h 30 : enseignement, questions-réponses

– 17 h 30 – 18 h : clôture de fin de journée

La journée est ouverte à tous. Le repas de midi végétarien est pris en silence.

Pour la cohérence générale, nous n’acceptons pas de participation partielle et demandons que chaque participant assiste à l’intégralité des méditations et des enseignements.

Il est recommandé d’apporter son coussin de méditation, même si quelques coussins sont disponibles sur place. La tenue doit être sobre et confortable.

Pour plus d’informations et pour l’inscription à cette journée c’est ici.
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Journée de Méditation Zen à Nantes

Le Jardin de la Vision Pure fait venir Jiun  Eric Rommeluère le 14 Octobre 2017 pour une journée de méditation. Cette journée se fera à la Maison de l’Eveil 106 rue Gambetta à Nantes.

Jiun Eric Rommeluère a reçu en 1981, l’ordination monastique et le nom de Jiun (Nuage de Compassion en français), quelques mois avant la mort de Taisen Deshimaru. Après la disparition de celui-ci, il poursuit durant dix ans la pratique et l’étude du zen aux côtés de  Ryôtan Tokuda, moine de l’école soto et également ancien élève de Kodo Sawaki.

En 1999, Éric Rommeluère crée l’association Un Zen occidental afin de promouvoir un enseignement du bouddhisme adapté à la culture occidentale.

En octobre 2001, il a reçu à  Tokyo la transmission du dharma – le Shiho– de Gudô Wafu Nishijima (1919-2014), qui lui-même l’avait reçue de Niwa Zenji (1905-1993), supérieur du temple d’Eiheiji et représentant la plus haute autorité du zen soto au Japon.

Il est l’auteur de plusieurs livres :

  • Les Fleurs du vide. Anthologie du bouddhisme sōtō zen, éditions Grasset, 227 pages, 1995
  • Guide du Zen, éditions LGF – Livre de Poche, 315 pages, 1997
  • Les Bouddhas naissent dans le feu, éditions du Seuil, 233 pages, 2007
  • Le Bouddhisme n’existe pas, éditions du Seuil, 200 pages, 2011
  • Le Bouddhisme engagé, éditions du Seuil, 180 pages, 2013
  • Se soucier du monde, éditions Almora, 92 pages, 2014
  • Le Kesa conforme au dharma, vol. 1, éditions Les Nuages blancs, 112 pages, 2014
  • S’asseoir tout simplement : L’Art de la méditation zen, éditions du Seuil, 160 pages, 2015

Au Jardin de la Vision Pure  nous avons fait le choix le choix d’un autre modèle économique fondé sur la conscience et l’écoute. Nous ne fixerons donc pas de participation financière pour cette journée. Nous inviterons chaque personne à donner ce qui lui semble juste en tenant compte à la fois de ses besoins et de ceux du sangha. Les contributions offertes devraient permettre de couvrir les frais engagés et les enseignements offerts.
En savoir plus sur les principes et les modalités de la participation consciente.

 

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