Gare à la sinistrose… !

Dans un article sur ce site : Zazen pour modifier notre regard ! nous avons vu que la pratique de la médiation zen nous entraîne à avoir un regard dénué de concepts.

L’ascète, l’amant et le chien, par rapport à un corps féminin, ont trois points de vue différents :
pour l’ascète c’est un cadavre, pour l’amant une maîtresse, pour le chien un bon morceau.

Le traité de la grande vertu de sagesse

Nous pouvons faire le constat que notre monde va mal, certes, mais posons notre regard un peu différemment. Dans cet article, reproduit sur le site Bouddhisme Action Sociale & Engagement, c’est ce que fait Matthieu Ricard. Il nous met en garde contre la sinistrose qui peut engendrer l’immobilisme.

Cliquez pour lire l’article de Matthieu Ricard  Gare à la sinistrose, vive l’optimisme réaliste et l’altruisme efficace !

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Retraite d’été – Un Zen Occidental

Sesshin est un mot traditionnel japonais qui signifie « toucher l’esprit »

A travers les actes simples de la vie nous pouvons pratiquer la grandeur. Au cours de cette période de pratique intensive de la méditation (zazen), nous pouvons approfondir notre pratique. Durant ces six jours nous ferons l’expérience d’une vie simple et belle, Telle qu’elle est vécu dans un monastère bouddhiste zen.

Cette année la sesshin d’été aura lieu au Centre Zen du Moulin de Vaux, un gîte d’accueil en pleine campagne proposant des chambres (1 à 4 personnes) confortables et de nombreux sanitaires. Dans un bâtiment annexe, une salle prévue pour la méditation sera notre zendo pour la semaine.

la retraite La retraite débutera le lundi 17 juillet à 18 heures et se terminera le dimanche 23 juillet à 16 heures

L’enseignant de cette retraite sera Jiun Eric Rommeluère. Il a reçu les préceptes bouddhistes en 1981, pratiquant notamment une dizaine d’années avec le moine japonais Ryôtan Tokuda. En 2001, il a reçu à Tôkyô la transmission du dharma du maître zen Gudô Wafu Nishijima l’habilitant à enseigner le Zen.

Pour en savoir plus sur la retraite d’été et vous inscrire c’est ici

Pour en savoir plus sur ce qu’est une sesshin vous pouvez consulter cette page.

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Bodhidharma

Pour les pratiquants du Zen Bodhidharma est le premier patriarche chinois, pour les enfants japonais c’est un jouet, une sorte de culbuto. Ce jouet est toujours centré et revient toujours dans sa position initiale, même si on le déstabilise. Finalement il représente assez bien la stabilité de la posture Zazen que Bodhidharma à commencé à développer en Chine.
Bodidaruma
« En Inde c’est le grand maître Bodhidharma.
Au Japon un jouet à bascule.
Là-bas, il écrase les six écoles hors de la voie.
Ici il console trente mille galopins »
Hakuin

Bodhidharma est un moine indien qui a débarqué sur les côtes chinoises (Canton) en 527. A cette époque règnait en Chine du Sud l’empereur Leang Wou Ti, un fervent bouddhiste. Bodhidharma peu après son arrivée rencontre l’empereur voici le dialogue :

– Depuis le début de mon règne, j’ai construit tant de temples, copié tant de textes sacrés, aidé tant de moines ; Selon vous quel est mon mérite ?
– Aucun mérite !
– Et pourquoi donc ?
– Ce ne sont là que des actions inférieures qui permettront à leur auteur de renaître dans les cieux ou sur cette terre. Elles portent encore la marque du monde et sont comme des ombres qui suivent les objets. Une action vraiment méritoire est remplie de pure sagesse, parfaite et mystérieuse, sa nature réelle est au-delà de la portée de l’intelligence humaine.
– Alors, quel est le premier principe de la sainte doctrine ?
– Rien ne peut être qualifié de saint dans le principe qui est par définition vaste et vide.
– Qui donc est celui que j’ai en face de moi ?
– Je l’ignore.

A la suite de cet entretien Bodhidharma se rend à Shaolin, non loin de la capitale impériale. Là, il s’installe dans une grotte, où il reste neuf ans à contempler le mur.

Un jour, un jeune homme du nom d’Eka, vint voir le voir pour qu’il lui enseigne la pratique bouddhiste. Bodhidharma est assis en silence, face au mur de sa grotte. Ce jour d’hiver lest très froid, Eka reste debout à l’extérieur dans la neige mais Bodhidarma ne lui répond pas. En désespoir de cause le jeune homme se saisit de son épée, coupe son bras et l’offre au maître en lui disant:

– « Mon esprit n’est pas encore pacifié, je vous en prie, maître, pacifiez-le ».
– « Amène-moi ton esprit et je le pacifierais » répond  Bodhidharma.
– « Je cherche l’esprit, mais je ne peux le saisir ».
– « Alors, le voilà pacifié ».

Bodhidharma aurait eu quatre disciples importants et a donné sa transmission au 2ème patriarche Eka . A la suite de cette désignation Bodhidarma disparu. Certains disent qu’il fut enterré dans une montagne en Chine, d’autres qu’il reprit le chemin de son pays natal.

On raconte que peu après sa mort, un bouddhiste laïc en route vers l’Inde aurait rencontré Bodhidharma marchant pieds nus et tenant une sandale à la main. A son retour en Chine ce laïc serait allé voir les disciples de Bodhidarma. En ouvrant son tombeau, ils le trouvèrent vide… seule un sandale était là.

Bodhidharma, considérait que le Lankâvatâra Sutrâ était bien adapté  à l’esprit chinois, et le cita en  référence aux adeptes de la méditation. C’est pour cela que l’école Tch’an fut connue au départ sous le nom d’école du Lankâvatâra.
L’enseignement de Bodhidharma a été retranscrit par son disciple Tan-lin dans un recueil intilulé « Le traité de Bodhidharma ».

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Le bouddhisme est-il déconnecté de la vie de la cité ?

En ces temps d’élection en France, après la redistribution des cartes en fonction des résultats du premier tour on peut se poser plusieurs questions :

  • La pratique du Dharma est-elle déconnectée de la vie de la cité ?.
  • A l’issue  du deuxième tour, quel qu’en soit le vainqueur, les pratiquants du Dharma devront-ils retourner à la méditation  sans exprimer d’opinion dans la conduite de la politique de notre pays ?
  • Doit-on séparer l’engagement social, écologique, pacifiste de notre engagement sur la voie de l’éveil ?

Dans cet article : Le Bouddhisme n’est-il pas censé être apolitique?, publié sur le site Bouddhisme Action Sociale Engagement, Jiryū Rutschman-Byler apporte un début de réponse.

Jiryū Rutschman-Byler est un moine et un enseignant de l’école zen sōtō dans la lignée de Shunryū Suzuki. Il a reçu la transmission de  Sōjun Mel Weitsman.  Jiryū a été formé et a vécu dans des temples zen depuis l’âge de vingt ans.  Il vit, travaille et enseigne actuellement au centre zen Green Gulch Farm. Il est l’enseignant principal du Buddhadharma Sangha de la prison d’État de San Quentin. Il est également mentor et précepteur du Montaña de Silencio à Medellín en Colombie, une communauté affiliée au Centre zen de San Francisco. Il est l’auteur de Two Shores of Zen, un livre qui relate ses expériences aux États-Unis et au Japon.
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20 et 21 Mai week-end de méditation zen à côté de Nantes

Il reste quelques places pour participer à la retraite du  Jardin de la Vision Pure qui aura lieu à Savenay (environ 30 minutes de Nantes en voiture et accessible facilement par train au départ de Nantes)

Pour vous inscrire vous pouvez télécharger ici toutes les informations, le programme et le bulletin.

Ce week-end de méditation sera animée par  Jiun  Eric Rommeluère les 20 et 21 mai 2017.  Cette retraite  se déroulera dans une maison particulière qui nous sera prêtée. Les repas seront bienveillants (végétaliens) et la participation consciente.

Jiun Eric Rommeluère est un enseignant zen et animateur de l’association Un Zen Occidental. Il a reçu les préceptes bouddhistes en 1981, pratiquant notamment une dizaine d’années avec le moine japonais Ryôtan Tokuda. En 2001, il a reçu à Tôkyô la transmission du dharma du maître zen Gudô Wafu Nishijima.

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Zazengi

Une lecture du Zazengi de Maître Dogen à écouter ci-dessous :

Dans ce texte très court et simple du Shôbôgenzô Dogen Zenji nous donne les indications pratiques pour la méditation assise.

Ce texte commence par :

« Pratiquer le Zen (sanzen) est Zazen « 

et il finit par :

Zazen n’est pas l’apprentissage  de la concentration (shuzen). C’est la porte du Dharma, du bien-être et de la joie.

La pratique du zen, contrairement à l’apprentissage de la médiation, n’est pas un moyen d’obtenir quelque chose.

Une causerie d’Issho Fujita nous parle fort bien de cela. La traduction de l’anglais est personnelle et comporte sans doute beaucoup d’imperfections :

Zazen n’est pas une méthode que nous pouvons apprendre ou maîtriser en l’étudiant ou en suivant un manuel . Dans ses « Recommandations Universelles pour Zazen », Dogen écrit que zazen n’est pas Shuzen, et il le répète dans d’autres écrits.

Shu signifie «Apprentissage» et Zen signifie Zen, Chan ou Dhyana . Les deux mots ensemble : Shuzen signifie « apprentissage du zen ». Shohaku Okumura a traduit Shuzen par «méditation étape par étape ». Il s’agit d’un état spécial de l’esprit que nous pouvons atteindre en appliquant une méthode à l’esprit et au corps.

Nous sommes très familiers avec le style d’apprentissage de Shuzen. Dans des domaines tels que le sport, nous apprenons au travers d’instructions, et il y a un enseignant ou un « juge » qui décide de ce que nous avons acquis. Dans l’apprentissage de la langue, il y a des niveaux débutants, intermédiaires, et après examen, nous pouvons passer au niveau suivant.

Dogen dit clairement que zazen est différent de Shuzen. Dans ce cas comment devrions-nous pratiquer zazen ? Dans le Shobogenzo Shoji (Naissance et mort), Dogen écrit que le chemin pour devenir un bouddha n’est ni d’utiliser la force ni d’utiliser l’esprit . Juste faire simplement un effort n’est pas bon dans ce contexte. Plus nous faisons naïvement d’efforts, Plus nous nous éloignons de la voie.
Par exemple, en zazen , nous tenons pour admis qu’un instructeur dise : « Redressez le dos. Croisez vos jambes. Yeux à 45 degrés. Nous sommes comme un opérateur faisant fonctionner une machine, comme un être humain fusionné avec un robot. Nous avons ce modèle en tête lorsque nous interprétons les instructions pour zazen . C’est Shuzen, N’est-ce pas ?
C’est devenu mon koan il y a six ou sept ans. Je travaillais très fort pour faire zazen , mais je me suis rendu compte que je faisais juste Shuzen. L’effort est nécessaire, mais de toute façon c’est un autre type d’effort.
Un jour, j’ai eu une pensée : « Qu’en est-il du Bouddha sous l’arbre de la Bodhi ? » Quand le Bouddha s’est assis la première fois sous l’arbre de la Bodhi, il n’avait pas de manuel. Nous devons penser à ce qui l’a amené sous l’arbre de la Bodhi . Qu’a-t-il fait avant?

Selon la légende, pendant une période,  juste après avoir quitté le palais, il a essayé la méditation yogique sous la direction d’un maître . Il a appris la technique et rapidement atteint l’objectif d’arrêter l’ esprit , mais ce n’était pas ce qu’il cherchait.
Puis il a dirigé sa pratique vers le corps , et pratiqué l’ascétisme. Il l’a fait très sérieusement, jusqu’à en être presque mourant, mais il s’est rendu compte que ce n’était pas la bonne façon d’atteindre le nirvana.
Il a pratiqué toutes les méthodes « prêtes à l’emploi » disponibles à cette époque, les apprenant d’enseignants. Mais il n’était pas satisfait de ces pratiques et il n’avait pas répondu à ses questions fondamentales. Il n’avait plus de solution.

Quand il s’est assis sous l’arbre, il a fait quelque chose de très nouveau, basé sur aucune méthode , aucun manuel – quelque chose de plus spontané, plus naturel. A travers ses essais et ses erreurs, il a progressivement appris à s’asseoir d’une manière stable, en prêtant attention à ses sensations dans la posture. Il a appris à être avec le corps et l’esprit , sans rien d’artificiel ni d’intentionnel. Il a renoncé et a abandonné, et c’est l’origine de notre zazen .
Il y a une grande différence entre ce qu’il a fait avant et ce qu’il a fait sous l’arbre de la Bodhi . Il a essayé tous les types de pratique de shuzen et a vu leur inutilité ; De cela, zazen a émergé.

Quand nous faisons zazen comme shuzen, nous essayons de commander à l’esprit et au corps d’obéir à des instructions de l’extérieur -généralement sans obtenir l’accord de l’organisme et l’esprit. Sans la négociation ou l’autorisation de l’esprit et du corps, il n’est pas pas étonnant qu’ils aillent à l’encontre nos instructions.
Par exemple, pour redresser le dos, nous essayons généralement de le faire par un déplacement du dos lui-même, mais çà se traduit souvent par une mauvaise position ou posture. La position du dos devrait être un résultat, et non une cause.
Comment pouvons-nous avoir le dos naturellement droit ? Nous devons porter notre attention sur la partie du corps en dessous du dos : le bassin. En se basant sur le ressenti du bassin sur le coussin, le dos devient naturellement droit.

La façon d’aborder de Shuzen c’est toujours d’essayer d’accomplir quelque chose directement, mais pour zazen , la « procédure » devrait être indirecte.

Causerie  au Milwaukee Zen Center par Isso Fujita (Directeur du Centre International du Bouddhisme Zen Soto, San Francisco).

 

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Méditation du Jeudi 23 mars 2017

La méditation hebdomadaire du jardin de la Vision Pure aura lieu, ce jeudi, chez Françoise. Je propose pour ceux qui le veulent un covoiturage . Le départ aura lieu de l’adresse habituelle rue Jacques Auneau à 18 h 45.

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