Abandonner ses repères !

« Vous devez abdiquer »
Suzuki

« Il faut apprendre à se perdre. »
 Kodo Sawaki

« Il faut abandonner le corps et l’esprit »
Dôgen

« Ne faîtes pas zazen, laissez zazen faire zazen. »
Katagiri

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Par crainte d’affronter notre impermanence, nous portons des masques de personnages sociaux (le mot latin persona, désigne le masque de théâtre), nous passons notre vie en diversion pour ne pas assumer notre fragilité. L’assumer c’est le travail de la méditation.

Même en méditation nous pouvons rester dans des stratégies comme rêver, penser, bouger… pour ne pas voir cette fragilité. Nous nous appliquons à lâcher nos résistances. Même au cœur de zazen, nous devons laisser tomber l’expérience du zazen. Dans la méditation, nous n’avons pas besoin de rêver. Il nous faut simplement apprendre à dire « oui » (alors que souvent nous répondons « oui, mais… »). Il faut simplement revenir à notre méditation (zazen), notre assise. Notre dispersion nous empêche d’être tout simplement.

Nous sommes attentifs à ce que le manque n’habite pas notre pratique. À chaque fois qu’il apparaît sous forme de rêveries, nous revenons ici et maintenant, sans culpabilité, sans regret, sans attente. Nous ajustons d’instant en instant : notre corps, notre mental, notre respiration, notre état d’esprit, notre verticalité, pour devenir plus fluide… Et plus le corps est ajusté, plus l’esprit est ajusté. C’est pourquoi nous devons être attentifs à la posture.

Finalement nous ne pratiquons pas pour obtenir quelque chose, nous pratiquons parce que nous sommes des bouddhas qui pratiquons.

 

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