Retraite d’été – Un Zen Occidental

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La retraite d’été de l’Association Un Zen Occidental se déroulera du lundi 6 juillet au dimanche 26 juillet. Cette année il y aura des sessions formelles et informelles :

  • Les sessions formelles dureront quatre jours, du lundi au jeudi, et suivront l’emploi du temps habituel des retraites zen : quatre périodes de méditation par jour, repas en silence dans la salle de méditation, enseignements sur le dharma, etc.
  • Les sessions informelles dureront trois jours, du vendredi au dimanche, et seront principalement dédiées à l’apprentissage du bouddhisme engagé. Des exercices pratiques seront proposés (jeux de rôles, mise en situation, etc.). Des moments de partage permettront également de revenir sur les expériences menées dans l’association depuis quatre ans (groupes BASE).Les repas seront conviviaux et il n’y aura que deux méditations par jour.

Ces sessions se dérouleront à la Maison du Dharma au Mans, sous la Direction d’Eric Rommeluère.

  • Du 6 au 9 juillet, première session formelle (quatre jours, arrivée le dimanche 5 entre 17 h et 21 h, départ le jeudi 9 entre 17 h et 21 h).
  • Du 10 au 12 juillet, première session informelle (trois jours, arrivée le jeudi 9 entre 17 h et 21 h, départ le dimanche 12 entre 17 h et 21 h).
  • Du 13 au 16 juillet, seconde session formelle (quatre jours, arrivée le dimanche 12 entre 17 h et 21 h, départ le jeudi 16 entre 17 h et 21 h).
  • Du 17 au 19 juillet, seconde session informelle (trois jours, arrivée le jeudi 16 entre 17 h et 21 h, départ le dimanche 19 entre 17 h et 21 h).
  • Du 20 au 23 juillet, troisième session formelle (quatre jours, arrivée le dimanche 19 entre 17 h et 21 h, départ le jeudi 23 entre 17 h et 21 h).
  • Du 24 au 26 juillet, troisième session informelle (trois jours, arrivée le jeudi 23 entre 17 h et 21 h, départ le dimanche 26 entre 17 h et 21 h).

Il est possible de participer à une ou plusieurs sessions (Participation à au moins une formelle en tout état de cause)

Pour participer il est demandé d’avoir une expérience de la méditation zen. Si vous n’avez jamais participé à une retraite à la Maison du dharma, un entretien préalable avec Eric Rommeluère sera indispensable.

Si vous voulez plus de renseignements c’est ici et pour s’inscrire c’est là.

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Les mains jointes – Henri

Entraidez-vous – La Coopération

Dans son dernier discours avant de quitter le temple d’Antaiji en 1975 Kôshô Uchiyama Roshi a dit aux moines de ce temple :

Entraidez-vous les uns les autres en créant un lieu où les véritables disciples peuvent pratiquer sans difficulté.

C’est dans cet esprit de coopération que les Groupes issue du sangha* Un Zen Occidental se réunissent pour pratiquer la méditation zen. Chaque membre du sangha peut participer, aider les autres à progresser sur la voie. Le zazen du débutant ne sera pas le même que le zazen de l’expérimenté. Le zazen d’hier ne sera pas le même que celui d’aujourd’hui… Et pourtant chaque participant, chaque jour apporte sa fraîcheur, sa joie !

Il est important que chacun puisse contribuer à édifier et protéger une atmosphère qui favorise la pratique commune. Personne ne peut prétendre à incarner l’esprit de Bodhi** sans interruption, l’esprit  qui aspire à pratiquer et atteindre l’éveil.

En franchissant la porte d’un dojo nous n’arrivons jamais les mains vides, même si c’est la première fois. Nous pouvons transmettre notre énergie, notre « exemple », notre bienveillance aux autres participants. Il suffit juste d’être là ici et maintenant, avec un esprit ouvert, un esprit de don.

Chacun s’unit aux autres et offre à l’effort général la contribution de son propre petit esprit de bodhi.

Kôshô Uchiyama

Il y a de la modernité dans cette coopération proposée dans les groupes bouddhistes zen. A l’opposé du point de vue de notre société mercantile et consommatrice la proposition formulée ici est « Apportons ce que chacun a, mettons tout en commun et faisons avancer la communauté ». Il n’y a aucun esprit de profit dans cette démarche.

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Sawaki Roshi disait souvent qu’un monastère  est semblable à un feu de charbon de bois dans un hibachi***. Si vous n’y mettez qu’un seul petit charbon le feu s’éteindra rapidement, mais si vous en mettez beaucoup, même petits, le feu prendra.

De la même façon, chacun d’entre nous doit donner la contribution de son propre petit esprit de Bodhi, permettant ainsi au sangha d’éclore.

Kôshô Uchiyama

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Les mains jointes – Henri

Notes :
* Sangha : Communauté spirituelle de pratiquants du bouddhisme.
** Esprit de la Bodhi : Esprit d’éveil, Bodaishin en japonais, Bodhiccita en sanskrit. ou autrement dit l’aspiration et l’engagement à atteindre l’éveil ou bouddhéité
*** Hibachi : dispositif traditionnel de chauffage japonais. Il consiste en un contenant de forme ronde, cylindrique ou en forme de boîte. Ouvert sur le dessus il est fait, ou au moins tapissé en dedans, d’un matériau résistant à la chaleur et est conçu pour contenir du charbon de bois incandescent.

Esprit vaste

Dans ses « Instructions au Cuisinier »  Maître Dogen nous dit :

La grandeur d’esprit, c’est grand comme une montagne, vaste comme l’océan. C’est un esprit sans idées reçues ou partisanes.

Dans cette partie des instructions au cuisinier, Dôgen développe la notion d’Esprit Vaste (Daishin). La méditation nous fait toucher cette grandeur d’esprit, à nous de la développer dans notre vie de tous les jours. Nous ne pouvons pas mettre de limites à cette étendue infinie. Les idées préconçues, que nous avons tous, sont pourtant des freins à notre pratique.

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Il ne se réjouit pas quand il n’a qu’une once à porter et il ne s’afflige pas de porter 30 livres. Même s’il entend l’appel du printemps, il ne va pas sauter de joie dans la rosée,et s’il contemple les couleurs de l’automne, il ne verse pas de pleurs mélancoliques.

Suivre le dharma (au sens de loi), signifie que nous devons excentrer notre regard sur les choses, un peu comme si nous étions au bord de l’évier et que nous regardions l’eau tourbillonner. L’eau représente les idées toutes faites qui surgissent face à une situation donnée. Si nous nous plongeons dedans, nous irons immanquablement dans cet espace restreint qu’est le tuyau d’évacuation. En restant au bord, nous pouvons tourner notre regard vers les vastes étendues qui sont tout autour.

Un paysage inclus les vicissitudes des quatre saisons, comme le poids inclut l’once et la livre.

La pratique du Dharma nous permet d’éviter les passions, de vivre l’équanimité. Il ne s’agit pas là d’indifférence, par rapport à ce que nous vivons, mais au contraire une profonde compréhension de tout ce qui fait notre vie. Dôgen nous dit clairement qu’il faut délaisser le monde des passions.

Un grand esprit englobe la totalité des composants. C’est ainsi qu’il faut inscrire, comprendre et approfondir le mot grand.

Nous devons inscrire ce mot Grand au fronton de notre vie de pratiquant du bouddhisme zen. C’est en l’étudiant, en le vivant pleinement que nous pourrons suivre les traces des Bodhisattvas et Patriarches qui nous ont précédés.

Les citations du Tenzo kyôkun sont traduites par Janine Courson.

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Les mains jointes – Henri

L’ordinaire de la Grandeur

« Maître, s’il vous plaît enseignez moi l’essence du dharma. »
Joshu répondit : « As-tu terminé ton repas ? »
« Bien sûr, Maître,  j’ai fini. »
« Alors va laver tes bols ! »

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La pratique de la grandeur c’est aussi la pratique de l’ordinaire. En ayant tout au long de notre journée un attitude juste, une position noble, nous pratiquons le dharma.Nous pouvons dans les gestes quotidiens nous ouvrir à l’esprit vaste. Cela demande de l’attention et de la présence, deux qualités que l’on développe en méditation.

Attention et présence peuvent aussi être là dans nos actions ordinaires, Il est possible d’utiliser des « moyens habiles » pour y parvenir. Les moines zen, par exemple, récitent des versets avant d’effectuer des gestes ordinaires

  • en se lavant le visage :

« je fais le voeux avec tous les êtres d’atteindre la pure porte du dharma et d’être toujours sans souillure »

  • en se brossant les dents :

« Je fais le voeu avec tous les êtres de prendre soin de la dent qui tranche les attachements. »

  • En lavant leur bol à la fin du repas :

« Avec cette eau, je lave mon bol, elle a le goût du nectar céleste, j’en fais offrande à tous les morts et tout ceux qui souffrent dans leurs enfers, qu’elle les désaltère comme la rosée du matin »

Pour nous occidentaux il faut trouver nos propres versets, nos propres moyens habiles, qui nous ramènerons à la présence, l’attention du moment ordinaire. Chacun de nous doit découvrir sa façon de vivre la Grandeur, dans le travail, avec les collègues, la famille, les amis. Chacun doit développer en soi l’Esprit d’Eveil dans sa vie quotidienne.

« En ouvrant cette porte, je prends 2 inspirations afin d’accueillir tous les êtres »

« En cuisinant j’accueille tous ceux qui ont permis à ces pâtes de nourrir ma famille »

« En allant au travail je suis conscient et j’accueille tous les êtres qui auront besoin de ce que je vais produire »

A chacun de compléter ces 3 versets en fonction des actions qu’il effectue dans la journée.

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Les mains jointes – Henri

Grand !

Question : « Qu’est-ce que l’essence du Dharmadhâtu ?

Réponse : « L’essence spirituelle, voilà l’essence du Dharmadhâtu . Ce Dharmadhâtu  est dénué d’essence et il est également illimité, aussi vaste que l’espace, et invisible. Voilà ce qu’on nomme essence du Dharmadhâtu .

Traité de Bodhidharma – traduction Bernard Faure

Le zen est une branche du bouddhisme Mahâyâna. mahâ signifie grand en sanskrit, yâna signifiant véhicule.
En japonais mahâyâna se dit daijō (大乗). Notre école est donc celle de la grandeur. C’est ce qui nous est dit dans le traité de Bodhidharma : « Ce Dharmadâtu …/… est également illimité, aussi vaste que l’espace ».

La méditation nous fait déboucher sur des espaces infinis. La pratique du Dharma nous invite à découvrir quelque chose de grand.

Le caractère GRAND en chinois

Le caractère GRAND en chinois

Vous devez écrire le caractère « grand », vous devez comprendre le caractère « grand ».

Instructions au cuisinier de Dôgen – traduction E. Rommeluère

Pour le bouddhisme zen, grand n’a pas le sens de haut (la pratique n’a rien à voir avec une tour !). Il faut le comprendre au sens de vaste, infini…
Nous devons pratiquer le zen avec dignité. Nous devons, à l’image du caractère grand en chinois, nous tenir debout les bras écartés et accueillants. Nous devons embrasser l’espace infini qui nous est proposé, pour y inclure tous les êtres.

« Avec un esprit vaste et généreux et de la détermination dans la pratique nous n’avons pas de raisons de nous inquiéter. »

Shunryu Suzuki – Libre de soi, libre de tout

Au travers de notre méditation, sans chercher à prendre, nous pouvons toucher, comprendre ce qui est vaste. Il suffit de dire « oui », de faire un pas en avant pour aller au-delà de nos peurs.

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Les mains jointes – Henri

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http://zem.baylot.org/

Penser l’Impensé

Maître Dogen à la fin de son Zazengi nous dit :

Assis immobile, ancré sur le sol telle une montagne, on pense* l’impensé**. Comment peut-on penser l’impensé ? C’est dans ce qui n’est pas de l’ordre de la pensée***.Ceci est le véritable secret de la méditation assise.

Assis en posture de zazen, le dos bien droit nous sommes ancrés au sol et nous dressons comme une montagne. Les pensées que nous avons en médiation ne relèvent pas du domaine de l’analytique. Rappelons-nous qu’au début du zazengi Maître Dôgen nous dit : « Mettez de côté tous vos soucis et laissez au repos les dix mille dharmas. Ne jugez pas ce qui est bon, ne jugez pas ce qui est mauvais ». Il existe plusieurs traductions de cette partie du Zazengi :

Fixe et immobile, étant établi dans l’assise, on pense l’impensé. Comment penser l’impensé ? Sans penser. C’est là l’art essentiel de la méditation assise.

Jiun Eric Rommeluère (site UZO)

«Demeurez fermement en samâdhi* et dans la pensée non-pensée. Comment penser le non-pensé ? C’est la non-pensée. Tel est l’art de zazen.

Jacques Brosse (Polir la lune et labourer les nuages Ed. Albin Michel)

Sitting in balance and stillness like a mountain, think of « not-thinking. » How? Be « Before Thinking.

(site White Wind Zen Community)

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En méditation nous ne produisons pas de pensée discriminante ou incluant un jugement. Il suffit de les laisser passer telles des nuages et nous trouvons un état d’harmonie avec l’environnement. Nous pouvons alors pénétrer profondément l’état immobile de la méditation (le samâdhi). Lorsque nous nous asseyons il est important de le faire avec l’esprit mushotoku (sans esprit d’obtention). C’est la condition pour pouvoir atteindre ce qui n’est pas de l’ordre de la pensée.

« Hishiryô n’est pas une condition spéciale de l’esprit, un état particulier, c’est simplement l’état naturel, la pensée originelle qui ne repousse rien et inclut toute chose. » – Taisen Deshimaru

La méditation assise (zazen) n’est pas l’apprentissage de la méditation zen (shuzen) . C’est la grande porte du Dharma ; C’est la pratique de l’Éveil sans souillure.

La méditation zen n’a rien à voir avec ce qui serait de l’ordre de l’apprentissage d’une technique (voir cet article sur le site Zafu). On peut utiliser des techniques pour entrer en méditation… mais ce n’est pas la méditation en elle-même. Zazen est la chambre au trésor… une ouverture inconditionnelle sur la Grandeur.

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Les mains jointes – Henri

Notes :
* Shiryo : on pense – la pensée
** Fushyrio : l’impensé – la non-pensée
*** Hishiryo : ce qui n’est pas de l’ordre de la pensée

Se mettre en posture de méditation

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Dans la suite du Zazengi maître Dôgen nous dit :

Lorsque vous êtes assis en zazen, porter le kasaya* (kesa) et utilisez un coussin rond. Asseyez-vous sur la partie arrière de vos jambes croisées. Ainsi le dessous de vos jambes croisées touche-t-il le tapis, tandis que votre coccyx repose sur le coussin. Ceci est la méthode utilisée par les bouddhas et les patriarches quand ils se sont assis en zazen.

Maître Dôgen nous dit ici de revêtir l’habit de moine, lorsqu’il a prononcé cet enseignement il s’adressait à des moines rompus à la pratique et surtout vivant dans un monastère. Ce qu’il faut retenir c’est que pour pratiquer zazen nous devons être à l’aise dans nos vêtements et utiliser un coussin (zafu*) pour l’assise. Le coccyx ne doit pas reposer en plein centre du coussin, mais plutôt sur la partie avant de celui-ci, cette position facilite la bascule du bassin et par conséquent la rectitude de la colonne vertébrale. Pour mettre le zafu en position on peut se mettre en appui sur les genoux et soulever le « derrière » pour glisser le zafu jusqu’à ce qu’il touche légèrement les jambes, on pose alors le coccyx sur le zafu.

On s’assied dans la posture de demi-lotus [hanka-fuza], ou bien en lotus complet [kekka-fuza]. En kekka-fuza, on pose le pied droit sur la cuisse gauche, puis le pied gauche sur la cuisse droite. La pointe de chaque pied doit se trouver à la hauteur des cuisses, ni plus ni moins élevée que celles-ci. En hanka-fuza, on pose seulement le pied gauche sur la cuisse droite.

La posture est très importante dans la méditation. C’est pourquoi nous devons essayer de pratiquer le lotus ou le demi-lotus. Ces deux positions sont les plus efficaces pour l’assise (dans les 2 cas les 3 points d’appuis importants, les 2 genoux et le bas de la colonne vertébrale, sont bien clairement sollicités). Néanmoins pour nous européens ces postures, en fonction de nos possibilités physiques, peuvent être une contrainte trop forte. C’est pourquoi s’asseoir en positon de quart de lotus (pied gauche sur le mollet au niveau de la pliure du genou) ou encore birmane (pied gauche posé devant le genou droit) n’est pas « faux ». En cas d’impossibilité physique pour s’asseoir dans une de ces positions, nous pouvons le faire sur un banc de méditation adapté (position seiza*), ou encore sur une chaise.

 Ajustez la robe de l’Éveillé (kasaya) pour qu’elle soit large et bien droite. Placez la main droite sur le pied gauche; puis placez la main gauche sur la main droite, les bouts des pouces reposant l’un contre l’autre. Garder les mains comme ça, tirez les vers le corps. Laissez les bouts des pouces joints, alignés avec le nombril.

Quels que soient nos vêtements pour l’assise, nous devons les ajuster avant de rentrer en méditation. Zazen demande une dignité dans la posture et l’habillement… mais sans raideur ! Cette mise en place de notre environnement facilite l’entrée dans cette espace vaste et joyeux de la méditation. La position des mains doit aussi être digne et sans tension. Les pouces doivent se toucher, comme si nous avions un fil à retenir délicatement entre les deux. Maître Deshimaru disait « ni montagne, ni vallée » pour cette position des mains.

 Tenez-vous assis, le buste bien droit. Ne vous penchez ni à gauche ni à droite, ni vers l’avant ni vers l’arrière. Il est essentiel que les oreilles soient alignés avec les épaules, le nez avec le nombril.

Quel que soit la posture d’assise que nous utilisons l’important est la rectitude de notre colonne vertébrale. Issho Fujita dit : « Si toutes les parties du corps sont correctement intégrées sur une ligne verticale, le poids est soutenu par l’ossature du squelette et les tensions inutiles sont relâchées. Le corps tout entier se soumet alors à la direction de la gravité ».

Mettez la langue contre le palais. Respirez par le nez. Les lèvres et les dents doivent se toucher. Les lèvres et les dents doivent se toucher. Les yeux doivent être ouverts, ni écarquillés ni plissés.

Mettre la langue contre le palais et faire se toucher les dents permet d’éviter de déglutir régulièrement durant notre méditation. Là encore il ne s’agit pas de serrer les dents et de plaquer la langue fortement contre le palais, tout cela doit être léger, sans tensions inutiles. C’est aussi le cas pour les yeux. Il suffit d’incliner son regard à 45° pour que, naturellement, les paupières trouvent leur place et les yeux soient mi-clos.

Après avoir réglé le corps-esprit de cette façon, expirez complètement.

Notes :
Kasaya ou Kesa : Le vêtement traditionnel crée et cousu par Ananda, suivant le plan d’une rizière, à la demande du Bouddha. Celui-ci ordonna à ses disciples de porter ce vêtement.
Zafu : Coussin rond, rempli de kapok,,utilisé pour la pratique de la médiation .
Seiza : Position traditionnelle au japon assis sur les talons.

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Les mains jointes Henri